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De l'eau sous un chauffe-eau thermodynamique, est-ce toujours une fuite ?

Par Mis à jour le · 14 min de lecture · 3 440 mots
De l'eau sous un chauffe-eau thermodynamique, est-ce toujours une fuite ?

L'essentiel. Un chauffe-eau thermodynamique fabrique de l'eau quand il tourne : jusqu'à 0,5 litre par heure de condensats selon l'humidité de l'air, soit près de 5 litres par jour. Voir de l'eau n'est donc pas la preuve d'une panne. Cinq causes expliquent une flaque : évacuation des condensats bouchée, groupe de sécurité, raccord hydraulique desserré, cuve ou échangeur corrodé, condensation externe sur l'habillage. L'emplacement exact de l'eau désigne la bonne cause.


Une flaque sur le carrelage de la buanderie, sous un appareil posé huit mois plus tôt. Le propriétaire coupe l'eau, appelle son installateur, et apprend que rien n'est cassé : le tuyau de condensats était pincé derrière le ballon. Ce scénario revient dans presque tous les fils de forum consacrés au sujet. La première question n'est donc pas « d'où vient la fuite » mais « est-ce bien une fuite ».

La confusion tient à un malentendu sur la machine. Un chauffe-eau thermodynamique n'est pas un ballon électrique avec un moteur en plus. Sa pompe à chaleur refroidit l'air qu'elle aspire, et cet air abandonne son humidité sur l'évaporateur, comme un verre glacé se couvre de buée en été. Cette eau doit sortir quelque part. Atlantic annonce jusqu'à 0,5 litre par heure sur son Explorer, Thermor 0,25 litre par heure sur l'Aéromax 5.

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Le tri se fait sur un seul critère, l'endroit précis d'où part l'eau. Voici la grille que nous utilisons.

Où se situe l'eau, cause probable et degré d'urgence
Où se trouve l'eau Cause la plus probable Ce que vous pouvez faire Urgence
Au sol sous l'appareil, côté pompe à chaleur Évacuation des condensats bouchée, bac plein Suivre le tuyau, contrôler la pente et le siphon Sous quinze jours
Au tuyau de décharge du groupe de sécurité, pendant la chauffe seulement Dilatation de l'eau chauffée, phénomène attendu Vérifier que le tuyau descend vers l'évacuation et reste libre Aucune
Au groupe de sécurité, en continu, y compris la nuit Pression réseau au-dessus de 5 bar, clapet entartré, vase d'expansion hors service Faire mesurer la pression près du compteur Sous un mois
Sur les raccords en haut de la cuve Joint fatigué, serrage insuffisant, flexible usé Sécher, glisser un papier absorbant, regarder 24 h plus tard Sous une semaine
Eau qui revient malgré une évacuation saine, rouille sous la jaquette Cuve percée ou échangeur corrodé Couper le courant et l'arrivée d'eau froide, appeler Immédiate
Gouttes sur l'habillage, la gaine, les tuyaux d'eau froide Condensation externe, local très humide Isoler la gaine et les canalisations, ventiler Aucune

De l'eau sous un chauffe-eau thermodynamique, est-ce toujours une fuite ?

Non. Un chauffe-eau thermodynamique produit de l'eau par construction, et cette eau se compte en litres par jour. Le service après-vente de Thermor donne l'ordre de grandeur sur son forum d'assistance : près de cinq litres par jour. Sans tuyau correct vers l'égout, cette eau finit au sol.

« L'évacuation des condensats doit être raccordée à une évacuation des eaux usées. Un chauffe-eau thermodynamique peut rejeter près de 5 litres d'eau par jour. »

Gael, assistance Thermor, réponse du 10 juin 2022 sur le forum officiel du SAV

Le test qui tranche tient en deux jours. Atlantic le recommande sur sa page de dépannage : basculez l'appareil en mode secours, sur la résistance électrique seule, pendant 24 à 48 heures. La pompe à chaleur s'arrête, la production de condensats s'arrête avec elle. Si l'eau disparaît, cherchez du côté des condensats. Si l'eau continue, elle vient du circuit hydraulique — raccord, groupe de sécurité ou cuve — et le problème change de nature.

Ce test coûte deux jours d'eau chaude produite au prix fort. Nous le recommandons quand même : c'est moins cher qu'un déplacement facturé pour un tuyau pincé.

Les condensats : pourquoi cette cause arrive-t-elle largement en tête ?

Parce que l'évacuation des condensats travaille en permanence, à faible débit, sans pression, et que personne ne la regarde. Un tuyau souple de quelques millimètres, une pente approximative, un siphon qui s'assèche l'été : il suffit d'un de ces défauts pour que cinq litres par jour partent au sol au lieu de partir à l'égout. Atlantic consacre une page d'assistance entière à ce seul symptôme.

Ce que dit la règle de l'art

Le texte de référence est le NF DTU 65.16, « Travaux de bâtiment — Installations de pompes à chaleur », publié en 2017. Son champ d'application vise explicitement les chauffe-eau thermodynamiques individuels sur air ambiant, sur air extrait et sur air extérieur. Attention à une confusion très répandue sur le web : le NF DTU 60.5 concerne les canalisations en cuivre, pas les pompes à chaleur. Pour les réseaux d'évacuation, ce sont les NF DTU 60.1 et 60.11.

Ces normes AFNOR sont payantes, diffusées par les boutiques AFNOR et CSTB. Nous n'avons pas accès au texte intégral et ne pouvons donc pas le citer mot pour mot. Les prescriptions ci-dessous viennent d'une synthèse publiée par la presse professionnelle du bâtiment, citée en sources.

  • Pente minimale de la canalisation de condensats sur tout son parcours : 3 %, sans contre-pente.
  • Diamètre minimal sur tout le parcours : celui de la sortie du bac à condensats.
  • Évacuation directe à l'égout interdite, siphon obligatoire entre le tuyau de condensats et la canalisation d'eaux usées.

Cette interdiction de rejet direct n'est pas une coquetterie de normalisateur. Atlantic en donne la raison technique dans ses notices, et elle est brutale.

« L'écoulement de ces condensats ne doit pas être réalisé de manière directe à l'égout, car les vapeurs d'ammoniac qui refoulent de l'égout pourraient endommager les lamelles de l'échangeur et les pièces de la pompe à chaleur. »

Atlantic, notice d'installation du chauffe-eau thermodynamique Explorer

Les cinq défauts d'évacuation, du plus banal au plus vicieux

Défauts d'évacuation des condensats et vérifications possibles sans outil
Défaut Ce que vous observez Vérification à votre portée
Tuyau pincé ou écrasé Flaque nette sous l'appareil, souvent côté mur Suivre le tuyau du bac au siphon : un appareil poussé contre la cloison écrase son propre tuyau
Pente insuffisante ou contre-pente Écoulement irrégulier, flaque par épisodes Poser un niveau : toute portion qui remonte, même de deux centimètres, retient l'eau
Siphon désamorcé Odeur d'égout dans le local, puis débordement Verser un verre d'eau dans le siphon : après un arrêt long, la garde d'eau s'évapore
Bac de récupération plein Eau qui perle en haut du ballon, côté pompe à chaleur Thermor demande de vérifier « que le bac de récupération des condensats soit vide »
Évaporateur encrassé Débordement progressif après deux ou trois ans Regarder les ailettes : poussière et poils d'animaux colmatent l'échangeur

Atlantic distingue deux situations sur sa page dédiée. Sur un appareil posé récemment, elle renvoie vers l'installateur pour deux points : l'appareil doit être d'aplomb et rien ne doit obstruer l'évacuation. Sur un appareil ancien, elle demande de vérifier que l'écoulement n'est pas bouché, et précise que le nettoyage de l'échangeur relève du professionnel.

Le cas de l'évacuation située plus haut que l'appareil

Beaucoup de chauffe-eau thermodynamiques atterrissent dans un sous-sol où la canalisation d'eaux usées passe au-dessus du bac à condensats. L'écoulement gravitaire devient impossible. La réponse du SAV Thermor est nette : la pompe de relevage n'est nécessaire que si l'évacuation des eaux usées du local se trouve en dessous. Un installateur qui propose d'emblée une pompe sans avoir cherché un point de raccordement gravitaire vous vend un consommable de plus, et un point de panne supplémentaire. Sur un appareil déjà posé, ce défaut ne se rattrape pas sans travaux : l'emplacement se choisit avant l'achat, comme nous le détaillons dans notre guide de l'installation.

Ce que vous pouvez faire, et ce que vous ne devez pas toucher

Débrancher le tuyau souple du bac, le rincer, réamorcer le siphon, redresser une contre-pente avec un collier : ces gestes ne demandent aucune habilitation et règlent une bonne part des cas. Le nettoyage de l'évaporateur à l'aspirateur figure dans les guides d'entretien Thermor, appareil hors tension. Au-delà commence le circuit frigorifique, sous pression, qui impose une attestation de capacité. Ne démontez rien de ce côté.

Le groupe de sécurité qui goutte, est-ce normal ?

Pendant la chauffe, oui. L'eau se dilate en montant en température, la pression monte dans la cuve, et le groupe de sécurité lâche ce trop-plein par son tuyau de décharge. En continu, non : un écoulement qui ne s'arrête jamais signale un problème de pression ou un clapet qui ne referme plus.

Les notices sont unanimes sur la mécanique. Atlantic et Thermor imposent un organe de sécurité neuf de 3/4" (20/27) taré à 7 bar, et exigent un tuyau de décharge « maintenu à l'air libre », en pente continue vers le bas, hors gel. Rien ne doit être placé entre le groupe de sécurité et le piquage d'eau froide, ni vanne ni réducteur. Ce tuyau ne se bouche jamais : c'est la seule soupape de l'appareil.

Quand l'écoulement devient permanent, trois pistes. La pression du réseau d'abord : les notices exigent un réducteur au-delà de 5 bar, à régler ensuite entre 3 et 4 bar. Un fil de ForumConstruire illustre le piège, un propriétaire dont le groupe coulait sans arrêt malgré un réducteur déjà posé a réglé le problème en installant le réducteur directement sur le groupe, manomètre à 2,5 bar. Vient ensuite le clapet entartré, qui ne referme plus après un déclenchement. Puis le vase d'expansion sanitaire dégonflé ou absent.

Un point d'entretien coûte dix secondes et se néglige toujours. Thermor demande de manœuvrer le groupe de sécurité une à deux fois par mois pour évacuer les dépôts, le NF DTU 60.11 recommande une manœuvre mensuelle de la poignée de vidange. Un groupe jamais actionné pendant cinq ans finit entartré, et il coule.

Repères chiffrés vérifiés et leur source
Repère Valeur Source
Condensats produits, Atlantic Explorer Jusqu'à 0,5 L/h selon l'humidité de l'air Notice d'installation Atlantic Explorer
Condensats produits, Thermor Aéromax 5 Jusqu'à 0,25 L/h Notice d'installation Thermor Aéromax 5
Pente minimale du tuyau de condensats 3 %, sans contre-pente NF DTU 65.16, d'après synthèse Batirama
Tarage du groupe de sécurité 7 bar (0,7 MPa), dimension 3/4" (20/27) Notices Atlantic et Thermor
Seuil imposant un réducteur de pression Au-delà de 5 bar (0,5 MPa), à régler ensuite sur 3 à 4 bar Notices Atlantic et Thermor
Manœuvre du groupe de sécurité 1 à 2 fois par mois Notice Thermor Aéromax 5
Délai de déclaration d'un dégât des eaux 5 jours ouvrés France Assureurs

L'eau peut-elle venir d'un simple raccord ?

Oui, et c'est la cause la moins coûteuse à réparer. Atlantic décrit le symptôme sans détour sur sa page consacrée aux fuites : des traces d'eau au niveau des raccords hydrauliques en partie haute de l'appareil trahissent une étanchéité de joint défaillante, souvent liée à un serrage insuffisant ou au vieillissement du joint.

Trois pièces sont en cause. Les joints des piquages eau froide et eau chaude, qui durcissent avec les cycles de température. Les flexibles inox, qui ne devraient jamais servir de raccordement définitif. Les piquages eux-mêmes, quand un installateur a forcé un raccord laiton dans un manchon plastique.

Le diagnostic se fait à la main. Essuyez, séchez, glissez une feuille de papier absorbant sous chaque raccord et revenez le lendemain. La feuille sèche innocente le raccord. Une feuille humide localise la fuite au centimètre près. Un plombier reprend l'étanchéité en une heure. Sur un appareil sous garantie, écrivez d'abord au fabricant : faire intervenir un tiers vous ferait perdre la garantie commerciale.

Quand faut-il redouter une cuve percée ou un échangeur corrodé ?

Quand l'eau revient alors que l'évacuation des condensats est saine, que les raccords sont secs et que le groupe de sécurité ne coule pas. Quand la rouille apparaît sous la jaquette. Quand le test en mode secours ne change rien. C'est le scénario terminal : une cuve percée impose le remplacement de l'appareil, aucune réparation ne tient.

La corrosion et l'eau de condensation entretiennent un lien que les forums documentent mieux que les fabricants. Sur ForumConstruire, un fil consacré à la durée de vie des chauffe-eau thermodynamiques contient ce témoignage.

« J'ai un collègue dans le CET Atlantic a claqué au bout de 6 ans, par un problème d'évacuation d'eau de condensation qui engendre de la corrosion et perce l'échangeur. »

FabricePaille, ForumConstruire, fil « Retour sur la durée de vie d'un chauffe-eau thermodynamique », message du 24 novembre 2021

Le même intervenant écrit trois mois plus tard qu'il compte vérifier « si quelque chose rouille avec l'eau de condensation, ce qui semble être la grande maladie des CET ». Un témoignage de forum n'est pas une statistique, et nous n'avons trouvé aucune donnée publique sur le taux de percement d'échangeur en France. Le mécanisme se comprend : de l'eau qui stagne des mois au contact de pièces métalliques dans un carter mal drainé finit par les attaquer. Une évacuation négligée ne fait donc pas qu'une flaque au sol. Elle peut tuer l'appareil.

Deux garde-fous existent. L'anode magnésium protège la cuve émaillée, et l'entretien professionnel tous les deux ans recommandé par les fabricants porte sur l'évaporateur, les condensats, le détartrage et cette anode. Aucun texte ne l'impose pourtant : l'obligation inscrite au code de l'environnement vise les systèmes thermodynamiques de chauffage et de refroidissement de 4 à 70 kW, catégorie dans laquelle un chauffe-eau thermodynamique dédié à l'eau chaude sanitaire n'entre pas. L'entretien relève du contrat de garantie, pas de la loi.

Un autre fil de ForumConstruire montre combien la frontière est floue. Sur un Saunier Duval Magna Aqua 300 de moins de trois ans, le plombier et l'assistance du fabricant concluaient à de la condensation, quand d'autres soupçonnaient une cuve percée. Un participant s'en indignait : « De la condensation !!! Et même si c'était le cas, ce n'est absolument pas normal qu'elle puisse s'acheminer au niveau du module de commande. » Il avait raison sur un point : de l'eau qui arrive sur l'électronique impose de couper le courant, quelle qu'en soit l'origine.

Pourquoi de l'eau perle-t-elle sur l'habillage et sur la gaine ?

Parce que la pompe à chaleur rejette de l'air froid, et que l'air froid fait de la buée sur toute surface refroidie sous le point de rosée. Le SAV Thermor chiffre l'écart : l'air refoulé par la sortie est environ 10 °C plus froid que l'air aspiré. Sur une gaine nue, dans un sous-sol humide, la condensation est mécanique.

Aucune goutte ne sort ici du circuit d'eau, et le sol est mouillé quand même. Les réponses tiennent en trois gestes : gaine isolée semi-rigide ou PEHD à la place de la gaine nue, raccords étanches à l'air, respect des longueurs de gainage prévues par le constructeur. Le SAV Thermor ajoute de vérifier le paramétrage de gainage, souvent laissé sur la valeur d'usine après une pose gainée.

Un fil de Futura-Sciences illustre le cas extrême. Un propriétaire du Finistère décrivait une forte condensation sur son tuyau d'évacuation d'air froid au sous-sol, avec un sol qui restait humide par temps de pluie. L'enquête a fini par révéler une micro-fuite sur l'extraction des condensats en plus de la condensation externe : les deux causes coexistaient. Quand le local est saturé d'humidité, la question de l'emplacement dépasse la flaque, sujet que nous traitons dans notre article sur le refroidissement de la pièce.

Un débordement de condensats est-il couvert par l'assurance dégâts des eaux ?

Cela dépend de votre contrat, et la réponse honnête est qu'elle n'est pas écrite d'avance. La garantie dégâts des eaux couvre classiquement les fuites, ruptures, engorgements et débordements des conduites d'eau et des appareils à effet d'eau. Elle exclut tout aussi classiquement la condensation et l'humidité.

Un débordement de condensats tombe exactement sur cette ligne de partage. Débordement d'un appareil à effet d'eau, ou dommage lié à la condensation ? L'Institut national de la consommation range parmi les exclusions habituelles « les dommages liés à la condensation, à l'humidité, à la porosité ». France Assureurs rappelle que la garantie « n'a pas pour objet de couvrir l'entretien ou le bris des appareils » : la réparation du chauffe-eau thermodynamique reste à votre charge, seules les conséquences sur le sol, les murs ou le mobilier peuvent être indemnisées.

Le vrai danger de ce sinistre est sa lenteur. Cinq litres par jour qui s'infiltrent sous une chape ou derrière une plinthe ne se voient pas. Le plancher gonfle six mois plus tard, la plaque de plâtre noircit, et personne ne relie le désordre au chauffe-eau thermodynamique posé au fond du garage. Le SAV Thermor, face aux photos d'un client dont l'installation avait causé des dégâts, l'a orienté vers un installateur RGE et vers son assurance. Le réflexe est bon : déclarez, et laissez l'assureur qualifier.

Le délai compte : France Assureurs fixe la déclaration à cinq jours ouvrés à compter de la connaissance du sinistre. Photographiez la flaque, la trace au mur, le tuyau en défaut, et datez vos photos avant de nettoyer. Sans preuve de l'origine, un assureur requalifie facilement en humidité chronique. Et l'humidité chronique n'est pas garantie.

Questions fréquentes

Combien de temps puis-je attendre avant d'appeler ?

Si l'eau ne coule que du groupe de sécurité pendant la chauffe, rien à faire. Si elle vient des condensats, comptez une quinzaine de jours : le risque porte sur le support et sur la corrosion à moyen terme. Rouille sous la jaquette ou eau sur le boîtier électrique, en revanche, coupez le courant et l'arrivée d'eau, puis appelez le jour même.

Puis-je boucher le tuyau du groupe de sécurité qui goutte ?

Non, jamais. Les notices Atlantic et Thermor exigent un tuyau de décharge maintenu à l'air libre, en pente continue vers le bas. Ce tuyau évacue la surpression de la cuve. L'obstruer transforme le ballon en cocotte-minute.

Mon chauffe-eau thermodynamique a deux ans, la garantie joue-t-elle ?

Pour un défaut de l'appareil, oui : Atlantic annonce cinq ans de garantie commerciale sur la pompe à chaleur, la cuve et les pièces de la gamme Calypso. Pour un défaut de pose — pente ratée, siphon absent, tuyau pincé — c'est l'installateur qui reprend son travail, pas le fabricant. Ne faites intervenir personne d'autre avant d'avoir écrit à l'un ou à l'autre.

Faut-il remplacer l'appareil si la cuve est percée ?

Oui. Une cuve percée ne se répare pas. Avant de commander, vérifiez les aides encore mobilisables : les règles ont changé au 1er septembre 2026 : voir notre guide des aides.

Pour aller plus loin. Pour anticiper l'évacuation avant l'achat, reprenez notre guide complet de l'installation et, si le local devient froid ou humide, notre article sur le refroidissement de la pièce. Si le remplacement se profile, l'état des aides est dans notre guide des aides, et la liste des départements renvoie vers nos pages locales, par exemple le Rhône.

Sources

  1. Atlantic — « De l'eau s'écoule et déborde au niveau de l'évacuation des condensats de mon chauffe-eau thermodynamique », consultée le 1er août 2026. Le test en mode secours 48 h, et la distinction appareil récent / appareil ancien.
  2. Atlantic — « Mon chauffe-eau thermodynamique fuit, que faire ? », consultée le 1er août 2026. Classe les fuites en quatre familles ; seule une cuve percée impose le remplacement.
  3. Atlantic — « Ballon thermodynamique Aéraulix : comment procéder à l'évacuation des condensats ? », consultée le 1er août 2026. Obligation de siphon et interdiction de rejet direct à l'égout.
  4. Atlantic — Notice d'installation Explorer (PDF). Source des 0,5 L/h, du tarage à 7 bar et du seuil de 5 bar imposant un réducteur.
  5. Thermor — Notice d'installation Aéromax 5 (PDF). Source des 0,25 L/h, du réglage 3 à 4 bar et de la manœuvre mensuelle du groupe de sécurité.
  6. Thermor — « Comment entretenir un chauffe-eau thermodynamique Aéromax 5 ? », consultée le 1er août 2026. Vérification du bac de récupération et nettoyage de l'évaporateur.
  7. Assistance Thermor — fil « Évacuation de l'eau de condensation », réponse du SAV du 10 juin 2022. Source des 5 litres par jour et de la règle sur la pompe de relevage.
  8. Assistance Thermor — fil « Aéromax : de l'eau coule de la pompe à chaleur », réponses du 20 septembre 2022 et des 20 et 24 avril 2023. Le bac bouché comme cause dominante, et l'orientation vers l'assurance.
  9. Assistance Thermor — fil « Condensation sur raccord d'évacuation gaine OUT Aéromax RT », réponse du 27 février 2024. L'écart d'environ 10 °C entre air aspiré et air refoulé.
  10. ForumConstruire — « Retour sur la durée de vie d'un chauffe-eau thermodynamique », fil ouvert en septembre 2021. Le témoignage du 24 novembre 2021 liant condensation, corrosion et percement de l'échangeur.
  11. ForumConstruire — « Fuite chauffe-eau thermodynamique Saunier Duval Magna Aqua 300 », janvier 2024. La difficulté à trancher entre condensation et cuve percée, et le risque électrique.
  12. ForumConstruire — « Groupe de sécurité qui goutte malgré changement et réducteur de pression », avril 2023. Cas résolu par un réducteur posé sur le groupe, réglé à 2,5 bar.
  13. Futura-Sciences — « Chauffe-eau thermodynamique : forte condensation », novembre 2010. Condensation externe en local humide, doublée d'une micro-fuite sur les condensats.
  14. Batirama — synthèse du NF DTU 65.16 « Installations de pompes à chaleur ». Pente de 3 % sans contre-pente, diamètre minimal, siphon obligatoire, rejet direct à l'égout interdit.
  15. AFNOR — NF DTU 65.16 P1-1, juin 2017. Norme payante, non citable intégralement ici.
  16. Caleffi — « Pourquoi le groupe de sécurité laisse passer un filet d'eau ». Le goutte-à-goutte normal pendant la chauffe, et la manœuvre mensuelle du NF DTU 60.11.
  17. Institut national de la consommation — « L'assurance dégâts des eaux ». Exclusions habituelles, dont la condensation, l'humidité et la porosité.
  18. France Assureurs — « Assurance habitation : le règlement d'un dégât des eaux ». Délai de cinq jours ouvrés, exclusion de l'entretien et du bris des appareils.
  19. Légifrance — code de l'environnement, articles R. 224-44 et suivants. Entretien obligatoire des systèmes thermodynamiques de 4 à 70 kW, hors eau chaude sanitaire seule.

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